Promesse ou compromis de vente ?
Le compromis de vente
Plus qu'une promesse, moins qu'une vente ! Le compromis de vente, (ou "promesse
synallagmatique de vente") est un contrat préparatoire à une vente définitive. Pour
autant, le vendeur et l'acheteur s'engagent, chacun, fermement et définitivement.
Ses effets
Le compromis est équivalent à une vente dont les effets vont simplement être
retardés jusqu'à l'accomplissement d'une formalité : la rédaction d'un acte
authentique chez le notaire. Si le vendeur ou l'acheteur refuse de se présenter chez
le notaire au jour dit, l'autre partie pourra saisir le tribunal afin de faire constater la
vente. Ainsi, on force le contractant récalcitrant à exécuter son engagement, ce qui
permet d'opérer le transfert de la propriété du bien.
Toutefois, dans le cas où le vendeur et l'acheteur ont décidé qu'ils manifesteraient de
nouveau leur consentement lors de l'accomplissement de la formalité, l'un ne pourra
pas contraindre l'autre puisque le compromis ne vaudra pas vente. Il ne pourra
obtenir qu'une indemnité.
La promesse unilatérale de vente
C'est un contrat conclu par un vendeur qui s'engage à vendre un bien à un prix
déterminé, alors que l'acheteur, lui, se réserve le droit d'acheter ou non, à l'issue d'un
certain délai (délai d'option), fixé par les parties. En matière d'immobilier, cette
promesse doit être impérativement enregistrée dans les 10 jours de son acceptation
par l'acheteur.
Ses effets
Si l'acheteur accepte d'acheter, on dit qu'il lève l'option. Et là, de deux choses l'une :
°
soit le transfert de propriété a lieu sans problème ;
°
soit le vendeur n'est plus d'accord car il a, par exemple, vendu le bien à un
autre. Les juges, saisis par des acheteurs mécontents, ont curieusement
décidé que, bien qu'il ait donné sa parole, le vendeur peut se désister à
condition de verser à l'acheteur une indemnité. Moralité : cette promesse n'a
pas grande valeur !
Si l'acheteur refuse ou laisse passer le délai d'option, la promesse est caduque : il ne
pourra être contraint d'acheter par le vendeur. Seule sanction : il perdra l'indemnité
d'immobilisation, (environ 10% du prix du bien), qui est souvent contractuellement
prévu.